
Une lueur d’espoir pour les victimes d’agressions sexuelles commises par des membres de la congrégation religieuse des Frères Maristes. Après des années de lutte, un accord à l’amiable d’environ 25 millions de dollars a été conclu, évitant ainsi un procès potentiellement long et douloureux. Cette entente représente une étape cruciale vers la reconnaissance des préjudices subis et l’accès à la justice pour les survivants.
Un accord historique
L’action collective, qui compte actuellement plus d’une centaine de participants, a été menée par des avocats déterminés à obtenir réparation pour leurs clients. Me Robert Kugler, l’un des avocats de la partie demanderesse, a exprimé sa satisfaction face à cet accord, soulignant qu’il permet aux victimes d’avoir “une forme d’accès à la justice [qu’]elles méritent depuis très longtemps”.
Le processus reste ouvert et toute personne ayant été agressée par un membre des Frères Maristes est encouragée à contacter le cabinet d’avocats pour se joindre à l’action collective, même anonymement. Les Frères Maristes étaient autrefois présents dans de nombreuses écoles et organismes de loisirs à travers le Québec, notamment dans les diocèses de Québec, Sainte-Anne-de-la-Pocatière, Chicoutimi, Rimouski et Gaspé.
Des victimes de tous âges
Les victimes sont d’âges variés, allant de jeunes adultes à des personnes âgées de près de 90 ans. Les allégations d’agressions sexuelles remontent aux années 1960 et 1970, et concernent des incidents survenus dans des écoles, des camps et des maisons liés aux Frères Maristes. B., le demandeur principal de l’action collective, a courageusement partagé son histoire, alléguant avoir été agressé sexuellement entre l’âge de 8 et 14 ans par le frère Athanase Fortin.
Les montants accordés aux plaignants seront déterminés en fonction de la gravité des préjudices subis et des séquelles laissées par les abus. L’avocat Robert Kugler encourage toutes les victimes qui souffrent en silence depuis des décennies à se manifester et à rechercher de l’aide.
Un soutien important
Sébastien Richard, président du Centre de ressources et d’intervention pour hommes abusés sexuellement et leur entourage (CRIPHASE), s’est réjoui de l’accord, soulignant l’importance de reconnaître l’étendue des préjudices causés par les abus sexuels. Il encourage les victimes à s’inscrire à l’action collective, même si elles ne souhaitent pas recevoir d’indemnisation financière, afin de contribuer à la prise de conscience et à la prévention de tels actes.
Il suggère également que les fonds reçus soient versés à des organismes qui aident les victimes d’agressions sexuelles, afin de soutenir leur guérison et leur réintégration.
Les audiences pour approuver l’entente sont prévues le 25 mai, après quoi la date limite pour se joindre à l’action collective sera annoncée.
Pour plus d’informations:




