Banque Nationale: Le fardeau réglementaire étouffe l’entrepreneuriat québécois

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Banque Nationale: Le fardeau réglementaire étouffe l’entrepreneuriat québécois

Le Fardeau Réglementaire : Un Obstacle à l’Entrepreneuriat Québécois

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Les réglementations, souvent bien intentionnées, qu’elles émanent des municipalités, de la province ou du gouvernement fédéral, peuvent collectivement devenir un fardeau considérable pour les entrepreneurs. Elles ralentissent considérablement les projets, voire les forcent à l’abandon. Quiconque a géré un projet sait à quel point les obstacles réglementaires et les permis peuvent être importants.

Les préoccupations exprimées par Laurent Ferreira, PDG de la Banque Nationale, résonnent profondément auprès de la communauté des affaires, particulièrement dans le contexte économique actuel où l’innovation et l’accélération sont cruciales pour la survie. “Au Québec, la réglementation étouffe nos entreprises et tue à petit feu le désir d’investir”, a-t-il déclaré devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Il a également souligné que les tensions géopolitiques croissantes accélèrent les décisions d’investissement ailleurs.

Un Vignoble en Lutte Contre la Bureaucratie

Le témoignage de Sébastien Daoust, propriétaire d’un vignoble à Hemmingford, illustre parfaitement ce problème. Dans une lettre poignante, il compare chaque nouvelle règle à un poids supplémentaire entravant l’action des entrepreneurs. Il cite l’exemple des nouvelles normes de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) concernant l’hébergement des travailleurs étrangers temporaires.

“Les nouvelles exigences – ratios de chambres, nombre de salles de bains, équipements obligatoires – semblent simples sur papier. Mais sur le terrain, c’est une autre histoire. Ajouter une salle de bains se transforme rapidement en un projet de 100 000 $, s’étalant sur des mois, voire des années, d’attente administrative, impliquant des autorisations municipales, environnementales et de la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ).”

Des Obligations Réglementaires Multiples et Coûteuses

M. Daoust critique également les obligations réglementaires récurrentes, comme l’analyse mensuelle de l’eau potable, un coût supplémentaire qui s’ajoute à une liste déjà longue. Il remet en question l’efficacité de multiplier les tests et suggère que le système part souvent du principe que l’entrepreneur est coupable et doit constamment prouver son innocence.

Ensemble, ces mesures créent un environnement où les entreprises consacrent une part croissante de leurs ressources à la conformité administrative plutôt qu’à l’investissement dans la productivité, l’innovation et la croissance.

Immigration et Simplification Réglementaire : Des Solutions Essentielles

Laurent Ferreira a non seulement plaidé pour une réduction du fardeau fiscal et réglementaire des PME, mais a également souligné l’importance de l’immigration. Il a souligné que l’automatisation ne peut pas combler le déficit de 70 000 départs à la retraite annuels au Québec, appelant les gouvernements provincial et fédéral à collaborer et à écouter les entrepreneurs.

Ces préoccupations rejoignent celles de Benoît Robert, PDG de Communauto, qui dénonce l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), une voie rapide vers la résidence permanente pour certains immigrants. Cette abolition pourrait entraîner la perte d’employés clés formés par Communauto.

Un Québec Concurrentiel : Un Impératif

La réglementation et la fiscalité québécoises, relativement lourdes par rapport à d’autres juridictions, constituent un frein croissant dans le contexte actuel. Bien que des changements rapides soient difficiles à réaliser, il est essentiel de prendre en compte les besoins des entrepreneurs pour créer un environnement plus favorable à l’investissement et à la croissance.

La stratégie industrielle de la défense dévoilée par le premier ministre Mark Carney est audacieuse, mais sa faisabilité reste à démontrer. Il est important de fixer des objectifs ambitieux sans pour autant ignorer la réalité.

De plus, les préoccupations concernant l’assurance de dommages, avec un “filet de sécurité de l’assurance habitation” qui s’effiloche et un “point de rupture” atteint en ce qui concerne le coût de l’assurance automobile, nécessitent une attention urgente.


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