
Les clients de Metro et Super C à Montréal et Laval se retrouvent confrontés à des étagères vides dans les rayons fruits et légumes. Une grève en cours au centre de distribution de Metro à Laval est la cause de ces pénuries généralisées, touchant près de 300 épiceries à travers la province.
“Ils n’avaient pas d’ananas pour notre recette de Pâques. On a dû aller chez Provigo à côté, il y en avait plein les tablettes”, racontent Marie et Martine, des clientes du Super C du boulevard Roland-Therrien à Longueuil. La situation est similaire dans de nombreux magasins, avec des rayons de fruits et légumes presque entièrement vides.
“Ça fait vraiment bizarre”, lance Martine, cherchant en vain des champignons et des raisins. “Est-ce que c’est juste pour aujourd’hui? Comment ça se fait que je n’étais pas au courant? Je vais être obligée d’aller chez Maxi.” Une note de la direction, affichée dans les magasins, indique que les pénuries sont dues à des raisons indépendantes de la volonté de Metro, mais ne fournit pas d’explications précises.
La grève, qui a débuté lundi, implique 550 travailleurs du centre de distribution de Laval, du siège social et des chauffeurs de l’entrepôt Mérite 1 à Rivière-des-Prairies. Le syndicat reproche à Metro des offres salariales insuffisantes qui ne compensent pas l’inflation. Les membres ont rejeté à l’unanimité une proposition d’augmentation de 11% sur six ans.
Au Metro Plus de la rue Saint-Charles à Longueuil, les petits fruits, les agrumes et les ananas sont particulièrement touchés. Un employé a mentionné que les demandes d’ananas ont explosé. Grâce à un autre fournisseur, certains légumes frais ont pu être réapprovisionnés, mais les frigos du sous-sol restent largement vides.
Marie-Claude Bacon, vice-présidente aux affaires publiques et communications chez Metro, a assuré que la situation devrait s’améliorer d’ici la semaine prochaine. “C’est probablement qu’on est au pire de la situation aujourd’hui. Chaque jour, ça va continuer de s’améliorer”, a-t-elle déclaré. Elle a également présenté ses excuses aux clients affectés.
Cependant, les négociations sont actuellement suspendues. Le syndicat accuse Metro d’avoir annulé des séances de négociations et de refuser de discuter. De son côté, Metro dément avoir fait une offre aux employés.
La Fédération du commerce-CSN a souligné les profits importants de Metro au cours des dernières années, contrastant avec les augmentations salariales modestes offertes aux employés. Le syndicat réclame une négociation équitable qui tienne compte de l’inflation et de la contribution des travailleurs.
En attendant une résolution, les consommateurs sont encouragés à explorer d’autres options d’épicerie pour leurs achats de fruits et légumes.




