
Jacob Fowler et l’avenir incertain de Samuel Montembeault
Jeudi, 12 mars 2026
La performance de Jacob Fowler, mercredi soir à Ottawa, pourrait bien inciter le Canadien de Montréal à le conserver au sein de l’équipe jusqu’à la fin de la saison. Cela signifie que Samuel Montembeault se retrouverait vraisemblablement dans une situation délicate, une sorte de “ménage à trois” pour la deuxième fois cette saison. Pour l’instant, il risque d’occuper le rôle de troisième gardien.
Il est difficile de prédire combien de matchs il obtiendra lors des 18 rencontres restantes. Cependant, même s’il devait se retrouver confiné au rôle de spectateur, il semble que cela n’affectera pas sa fierté de faire partie de cette équipe. Son entourage rapporte qu’il possède une grande résilience et un véritable amour pour le club, symbolisé par le logo tatoué sur son cœur.
Une situation difficile pour Montembeault
Bien évidemment, l’arrivée de Fowler n’est pas la nouvelle que Montembeault espérait. Cela ne l’empêchera pas de vouloir rester un membre du Tricolore le plus longtemps possible. À moins que, avec Jakub Dobes et Fowler, qui sont tous deux jeunes, Jeff Gorton et Kent Hughes ne lui fassent clairement comprendre qu’il ne fait plus partie des plans de l’organisation.
Montembeault explore actuellement toutes les pistes possibles pour identifier la source de ses difficultés, notamment en ce qui concerne les tirs de loin. Il travaille sur sa coordination œil-main, son acuité visuelle, son repérage de la rondelle et ses techniques d’entraînement perceptivo-cognitives. Rien n’est laissé au hasard dans sa quête de solutions.
Un retour à Laval pour une remise en forme n’est pas envisagé, contrairement à ce qui s’est passé en décembre. Cependant, l’aspect mental est également crucial. Il y a des jours où beaucoup de pensées se bousculent dans sa tête, et c’est souvent entre les oreilles que les choses se compliquent le plus. Surtout lorsque ses performances deviennent un sujet de discussion à l’échelle de toute une province.
“Tu le sais [que ça se jase] et tu le sens parce que tes coéquipiers, les partisans et les journalistes te regardent différemment,” a mentionné Patrick Lalime. “Tu dois gérer ça dans ta tête, mais c’est difficile.”
Lalime, qui a disputé 444 matchs de saison régulière dans la LNH, comprend parfaitement l’état d’esprit de Montembeault. Il a vécu une situation similaire à Buffalo, lorsqu’il formait un duo avec Ryan Miller et que Jhonas Enroth frappait à la porte de la LNH.
“À partir de Noël, les Sabres faisaient venir Enroth juste pour les matchs. Ils le rappelaient le matin même, il jouait le match puis ils le renvoyaient dans les mineures,” raconte-t-il. “Ils lui avaient même donné le départ à Montréal. Je n’étais pas content.”
Une situation courante dans le monde du hockey
Montembeault n’est pas le premier gardien à connaître une saison difficile. Cela arrive même aux meilleurs. On peut citer Patrick Roy, Roberto Luongo et, cette année, Sergei Bobrovsky.
“Sam a perdu ses repères et c’est difficile, mais c’est encore un bon gardien,” soutient Lalime. “Il doit s’accrocher à ce qu’il a fait de bien par le passé. En passant, il en a connu de bons matchs depuis Noël.”
“Je suis encore dans son camp. Je comprends ce qu’il vit et je sais que ce n’est souvent que passager,” poursuit-il. “La beauté du sport, c’est que l’espoir qu’il y ait un déclic est toujours présent.”
Un déclic pourrait se produire à tout moment au cours des 18 derniers matchs de la saison. Et pourquoi pas en séries éliminatoires?
NHL.com – Pour plus d’informations sur la LNH et le Canadien de Montréal.




